Maëlle Cappello


J’explore les relations que nous entretenons avec les objets et les environnements, qu’ils soient matériels ou immatériels.
Ma pratique se décline en une diversité de médiums : céramique, installation, photographie, vidéo, recherche participative, et  interroge ce qui, dans nos gestes, nos usages ou nos espaces, semble aller de soi.

J’introduis volontairement une part de décalage, de dysfonctionnement, comme une manière de faire parler les choses. Ce « bug », au sens d’Emanuele Vitali-Rosati,  devient un outil de déconstruction : il ouvre la possibilité d’autres récits, d’autres logiques d’usage, d’autres rapports relationnels entre les éléments.

Inspirée par ma formation première en sciences sociales, et particulièrement par la sociologie des objets (Latour, Blandin, Baudrillard), je considère l’environnement comme une entité vivante, traversée d’interactions et d’influences réciproques.
Mon travail, parfois teintés d’humour, déplace les hiérarchies entre vivant et non-vivant, utile et inutile, maîtrisé et aléatoire.

D’abord focalisée sur des questionnements écologiques, mon travail évolue depuis 2023 vers une dimensions plus corporelle de la relation à l’environnement. J’attache également de plus en plus d’importance à l’intégration des publics dans mes recherches et dans l’interaction avec mes pièces.


Photo: Béryl Libault de la Chevasnerie